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Le carnet juridique

Du dossier brut aux conclusions : un workflow IA en 4 étapes

Du dossier brut aux conclusions : un workflow IA en 4 étapes

La plupart des avocats qui essaient l’IA font la même erreur : ils ouvrent ChatGPT, collent un dossier entier, et attendent un miracle. Ils obtiennent un texte plausible, souvent faux, et concluent que « l’IA n’est pas prête pour le droit ». Le problème n’est pas l’IA — c’est l’absence de méthode.

L’IA n’est pas une boîte noire qui transforme du désordre en conclusions. C’est un instrument qu’on apprend à jouer. Voici les 4 étapes qu’on suit pour chaque dossier au cabinet.

1. Cartographier le dossier avant d’écrire la première ligne

Tant que les pièces ne sont pas inventoriées, classées et qualifiées, il est inutile de demander quoi que ce soit à l’IA. Première étape, donc : produire un bordereau structuré — pièces classées par nature, datées, qualifiées juridiquement, avec une mention claire de ce qu’elles prouvent.

C’est exactement ce que fait le Skill Bordereau du pack gratuit : il transforme une liasse en bordereau exploitable en quelques minutes. C’est la fondation de tout le reste.

2. Vérifier le droit applicable avant d’argumenter

Avant de citer le moindre article ou arrêt, on confronte. Une IA généraliste invente des fondements légaux qui n’existent plus, mélange Code civil et Code de commerce, ou cite une jurisprudence imaginaire. On ne fait jamais confiance à un texte non vérifié.

C’est là qu’intervient JurisConnect : un connecteur MCP qui branche l’IA sur Légifrance en temps réel. Chaque article cité est l’article réellement en vigueur. Chaque arrêt est vérifiable.

3. Construire l’argumentation par couches, pas en bloc

Une bonne argumentation se construit, elle ne se génère pas. On découpe :

  • d’abord les failles procédurales et irrecevabilités (le Skill Contre-argumentation excelle ici),
  • puis les moyens en droit (selon la juridiction : Assignation TJ, Requête TA, Conclusions d’appel — un skill par procédure),
  • enfin la chaîne de causalité factuelle, sourcée par les pièces cartographiées à l’étape 1.

À aucun moment l’IA ne décide. Elle propose, on tranche.

4. La revue humaine n’est pas une étape, c’est la signature

Le dernier filtre, c’est l’avocat. Pas pour cocher mais pour engager sa responsabilité. On relit chaque citation, on vérifie chaque chiffre, on s’assure que le dispositif est conforme aux règles procédurales (mentions obligatoires de l’art. 56 CPC, art. R.954-1 CPC en appel, etc.). L’IA peut générer un document techniquement parfait — c’est nous qui décidons de le signer.

Un workflow, ce n’est pas un automate. C’est une grille qui empêche d’oublier et qui répartit la charge cognitive. Le jugement reste celui de l’avocat, à chaque étape.

Envie de tester la méthode sur un vrai dossier ? Le pack gratuit contient les deux Skills fondamentaux (Bordereau + Vérificateur de sources), suffisants pour faire les étapes 1 et 2. Le reste vit dans le pack complet.